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Fall Of Summer Festival - 8 & 9 Septembre 2017

Fall Of Summer Festival - 8 & 9 Septembre 2017


Quatre heures de routes, c'est relativement peu à parcourir si l'on en juge par l'affiche que nous propose le FOS pour sa 4ème édition. Et à en croire la file de voitures, le parking plein et les campings bien garnis, nous ne sommes pas les seuls à avoir eu la bonne idée de venir sur la base de loisirs de Torcy en ce début septembre. Après avoir obtenu notre précieux sésame, nous avons le plaisir de constater que le site est le même que lors de notre dernier passage en 2014 avec toujours ces deux scènes qui alternent tout au long de la journée, de quoi ne rater aucun concert pour peu qu'on daigne s'y rendre. D'autant plus que chaque groupe joue entre trois quart d'heure et une heure et quart. Superbe double concept, pourtant évident, qui permet d'optimiser la visibilité de chaque groupe et dont certains fest feraient fort de s'en inspirer. Du côté des modifications notables, nous notons les campings qui sont au nombre de deux désormais afin de répondre à une affluence grandissante, davantage et divers points de restauration (bien) et il y désormais un bar qui s'avère être directement une succursale du black-dog (très bien). Que du positif si l'on fait exception de l'espace merchandising qui n'est désormais plus sous chapiteau (à la demande des exposants nous soufflera-t-on) ce qui s'avérera préjudiciable au cours du week-end. Rappelons que l'invitée de dernière minute sera la pluie au cours du week-end ce qui rendra la journée de vendredi particulièrement pénible.



Vendredi 8 Septembre


Nous arrivons donc sur le site afin de profiter de la prestation d'un groupe français que nous ne voulions en aucun cas manquer. NECROWRETCH débarque sur la Backwaters Stage avec une furieuse envie d'en découdre et nous transmet toute l'agressivité de son black/death métal ravageur. Malheureusement, le son n'est pas en leur faveur et les passages de la guitare rythmique, par exemple, sont tout bonnement inaudibles. On reste quand même devant tout le long du set lors duquel le son ne s'améliorera pas, dommage. Nous enchaînons avec BROKEN HOPE qui joue sur la Sanctuary Stage. Le groupe n'a pas pour habitude de faire dans la dentelle et nous gardons de très bons souvenirs live du quintet avec des sets carrés et très intenses. Le côté intense, nous l'avons une nouvelle fois ressenti d'un bout à l'autre du concert mais pour ce qui est du côté carré… Les musiciens sont des tueurs et le jeu de scène est maîtrisé mais le son nous paraîtra faiblard, pour du BROKEN HOPE. Autre bémol, si l'on retire tous les « fuck » et « my friend », Damian (au chant) ne s'est pas vraiment montré très loquace face à un public pourtant nombreux. Un concert de death métal en demi-teinte qui laisse place à une tout autre ambiance avec les allemands de GRAVE DIGGER. Patrons du heavy/power métal teuton depuis 37 ans,c'est un plaisir de les voir sur l'affiche du FOS ; preuve que le festival tend à s'ouvrir aux styles autres qu'extrêmes tout en gardant sa ligne directrice. Le set débute avec « Healed by Metal », extrait de leur dernier opus, sorti cette année, qui donne le ton avec son refrain ultra fédérateur. Et que dire des titres « Highland Farewell » ou encore « Excalibur », qui raviront une audience totalement acquise au groupe, si ce n'est que c'est un superbe moment que nous a proposé GRAVE DIGGER avec aucune fausse note à déplorer. Chris Boltendahl, qui est plutôt en voix aujourd'hui, réussira même l'exploit de chasser la pluie qui commençait à tomber, pour quelques heures seulement. Après BROKEN HOPE, il est temps de se prendre une nouvelle tranche de death métal avec CATTLE DECAPITATION. Seulement nous ne resterons pas plus de deux titres tellement le son nous semble brouillon et poussé à l'extrême. Nous en profitons donc pour faire le tour des stands de merchandising où la musique du groupe est également ressentie comme beaucoup trop forte. 


Blackwaters Stage / Cr Cédric


La curiosité du jour c'est pour maintenant sur la Blackwaters Stage avec SORTILEGE TRIBUTE, un hommage au groupe culte de la scène heavy 80 française. Annoncé en grande pompe, le groupe aura attiré nombre de fans et curieux pour une heure de heavy métal pur et dur. Car tout est au top pendant ce concert que ce soit le son, les musiciens et surtout cette voix ! Alexis Roy-Petit, qui a la lourde tache de pousser dans les aigus, est une bête au chant. Il s'en sort d'ailleurs avec les honneurs devant un auditoire comblé. Trois anciens membres de SORTILEGE viendront remplacer les musiciens sur le dernier titre, preuve qu'ils n'ont pas perdu la main mais pourquoi n'ont-ils pas assuré l'intégralité du set ? Découverte qu'a été, par la suite, MERCILESS et c'est dans ces moments que l'on se rend compte que l'on est passé à côté de quelque chose. Il faut dire que le groupe suédois, fondé en 1986, se la joue discret avec une discographie ne comptant que quatre albums et des split qui vinrent mettre le groupe en pause à diverses reprises. Mais pour leur premier concert en France, quelle claque nous avons pris! Du death métal teinté de thrash qui a fait mouche à nos oreilles. En plus d'être une surprise, ça a été le meilleur concert de la journée pour notre part. C'est pour des moments comme celui que nous a offert le FOS que nous parcourons les fest depuis dix ans. « P****n, MAGMA le son était vraiment pas terrible, on comprenait quedal à ce que disait le chanteur ». Cette phrase entendue par hasard résume bien la prestation du groupe. N'ayant jamais été un fervent fan de MAGMA, nous devons reconnaître que la prestation fut des plus plaisante malgré la pluie qui s'est mise à tomber sérieusement. Nous avons réellement passé un bon moment à écouter le rock (très) expérimental et (très) avant-gardiste du combo qui est une nouvelle surprise sur l'affiche du FOS mais dont la place a été pleinement justifiée. Un moment de quiétude qui s'avère n'être que le calme avant la tempête.


Sanctuary Stage / Cr Cédric


La pluie continue de tomber alors que SHINING (Nor) joue sur la Sanctuary Stage. Le groupe qui mélange cuivre et black métal ne laisse pas indifférent. Soit on est conquit par la sonorité propre à ce groupe des plus atypiques ; soit on demeure hermétique et c'est notre cas. On passe donc et on se prépare à accueillir une nouvelle curiosité, qui n'en est pas vraiment une, avec une figure de proue du black métal en la personne de Gaahl avec GAAHLS WYDR. Nouveau projet pour le charismatique chanteur qui fait suite à son départ de GOD SEED. Entouré de certains de ses comparses de ces divers projets passés, c'est à un cover band auquel nous aurons droit ce soir étant donné qu'il ne compte aucune production à son actif. Nous auront donc des titres issus des discographies de GORGOROTH, GOD SEED et du plus rare TRELLDOM. Seulement, le temps ne s'améliorant pas, les conditions sonores en pâtissent pour un résultat qui nous laissera de marbre et nous empêchera de rentrer dans le set proposé ce soir. Il est maintenant 22h00 et notre excitation est à son paroxysme pour le premier passage en France depuis 1993 des vétérans de la scène war métal que sont musiciens de BLASPHEMY. Et notre excitation est vite retombée devant la prestation des canadiens. Le décor est somme toute minimaliste avec quelques bougies et cartouchières mais en plus d'une pluie omniprésente, nous avons eu le droit à un son sale et faiblard qui a entaché leur set. Un brouillon auditif bien loin de ce qu'ils proposent sur album (c'est dire !). Avec en prime les chœurs, ou les cris du gratteux, qui ne sont pas sans nous rappeler les miaulements d'un chatons. Comment rester objectif devant la plus grosse attente du jour qui s'avère être la plus grosse déception. Honnêtement, du gâchis et nous savons pertinemment que nous aurions pu avoir tellement mieux venant des pères spirituels de REVENGE. Si c'est une vision de l'enfer qu'a voulu nous donner BLASPHEMY ce soir, le contrat est rempli. Seulement, nous ne garderons pas de ce passage un souvenir impérissable et nous souhaitons les revoir au plus vite dans de meilleures conditions.


On capitule alors que débute le set d'ANNIHILATOR. Nous sommes trempés comme si nous ressortions de la machine à laver après rinçage sans essorage et nous n'avons ni la force, ni la motivation d'attendre une heure afin de pouvoir voir les irlandais de PRIMORDIAL (heureusement qu'ils sont passés au Motocultor). On quitte donc le site et ce ne sont ni la pluie, ni les spots du camping, ni ANNIHILTOR en fond sonore ou encore le voisin de tente et sa musique qui nous empêcherons de nous endormir en quelques minutes. Le FOS est le dernier fest de l'été car ça commence à tirer dur.



Samedi 9 septembre


On ne cessera de le rappeler mais la scène black métal française compte son lot de pépites et ce n'est pas les membres de ENDE qui nous contredirons. Sur scène c'est carré, intense et ça correspond exactement à l'idée que nous nous faisons de ce genre musical dénué d'artifices. De là à parler de True Black métal français, il n'y a qu'un pas que nous ne franchirons pas. Nous prendrons ensuite une dose de thrash métal technique ultra rapide (un euphémisme nous direz-vous) avec les américains de TOXIK avant de nous atteler à une autre découverte qu'est le groupe de doom COUNT RAVEN pour leur premier passage en France. Le son n'est pas sans nous rappeler un certain BLACK SABBATH par moment. Concert très statique que nous suivrons de loin pour en prendre plein les oreilles à défaut des yeux. A l'inverse, BULLDOZER dispose d'une certaine mise en scène. Son chanteur apparait à un pupitre ensanglanté et nous délivre un prêche aux furieux accents speed métal pendant près de trois quarts d'heure. Mais place à une grosse attente sur la Sanctuary Stage avec les israéliens de MELECHESH. Le groupe a de quoi bousculer le blackeux de base retranché dans sa Scandinavie natale (ou non) mais a réussi à s'imposer comme un incontournable avec des titres tels que « Ladders to Summeria » et son riff introductif dont on ne se lassera jamais. Bref, le ton est donné alors que le set démarre avec « The Pendulum Speaks » qui nous semble diablement groovy tout en s'accordant avec le black métal oriental du combo. S'ensuit « Tempest Temper Enlil Enraged », extrait également de leur dernier album, qui nous fait headbager d'un bout à l'autre du morceau. Enfin, c'est un « Rebirth of Nemesis » dantesque qui conclue le concert d'un groupe qui décidemment ne nous décevra pas, une fois de plus, en live. DEMOLITION HAMMER, du thrash métal tout ce qu'il y a de plus basique et rentre dedans. On ne va pas s'épancher sur une prestation qui a réuni beaucoup de monde et dont il n'y a rien à redire. 


BULLDOZER / Cr Cédric


S'il y a bien un groupe que l'on ne pensait jamais voir en live, c'est bien MORBID SAINT. Les américains, qui jouent également pour la première fois en France, n'y vont pas par quatre chemins ce sera « Crying For death » et rien d'autre. Superbe album mélangeant thrash et death métal pour une brutalité sans pareille que l'on ressentira sur scène. Mais le chant est trop poussé par rapport aux instruments et il nous empêche d'apprécier comme il se doit la performance de MORBID SAINT qui demeura comme un grand moment du FOS 2017. ORANGE GOBLIN demeure une valeur sure en live et à bien des égards. Le son est parfait, la set list au top et que dire de son incontournable chanteur, Ben Ward, qui nous illumine de sa bonhomie naturelle. Un « pogo » se forme rapidement parmi les premier rangs et s'en suivent circle pit et wall of death, à la demande de Ben Ward lui-même. Sérieusement, à la demande de Ben Ward ? Il faut dire que le groupe semble être une découverte pour nombre de spectateurs présents. Qu'à cela ne tienne, ça ne nous a jamais empêché d'apprécier un live et encore moins ce jour avec des titres tels que « They Come Back (Harvest of Skulls) » ; moment que choisira Ben Ward pour demander au public de se scinder en deux pour le plus grand (et un des rares) wall of death du festival. Clôture d'un set parfait avec un « Red Tide Rising » monumental. Certainement le meilleur concert du week-end venant d'un groupe de stoner lors d'un festival de musique extrême. Au même titre que nombre de leurs confrères deatheux américains, un set d'IMMOLATION n'apporte pas son lot de surprises. C'est carré, mot désormais banal mais au combien correspondant à la situation. Alors en tournée pour la promotion de leur dernier album, IMMOLATION aura une fois de plus fait un sans faute. On parle de surprise n'ayant pas eu lieu mais nous avons néanmoins été étonné par le clin d'œil que le groupe fera aux « maîtres du black métal » qui les succédera sur cette même scène un peu plus tard. La guéguerre stérile black métal VS death métal semble avoir pris fin depuis longtemps désormais.


ORANGE GOBLIN / Cr Cédric


COVEN est un groupe qui, tout comme l'était MAGMA la veille, montre à quel point le FOS cherche à diversifier sa programmation sans pour autant renier ses origines. Une fois de plus le son est plus que correct pendant l'intégralité du set. D'ailleurs on note que ce week-end, ce sont les groupes usant le moins de la distorsion qui ont eu le rendu le plus appréciable. Mais revenons sur la prestation d'un groupe désormais culte qui reste incarné par une seule et unique personne, celle pour qui tant de monde s'est déplacé ce soir : Jinx Dawson. Celle-ci apparait sur scène émanant d'un cercueil et portant un masque, qu'elle ôtera rapidement. La set list est composée de titres provenant de la formation originelle de COVEN ainsi que d'extrait du dernier album solo en date de Jinx. Cette dernière n'est d'ailleurs pas vraiment en voix ce soir, bien qu'une amélioration soit visible au fur et à mesure de l'avancée du show. Les musiciens, eux, sont brillants et alternes allègrement entre rock psyché et passages plus typés doom métal. Et c'est assez cocasse de noter que l'attraction du soir a été la raison de la déception de l'audience qui sur le moment ne semble pas en tenir rigueur à la chanteuse. Il en va de même pour nous car entendre le titre « Black Sabbath » en live est là encore quelque chose que nous ne pensions pas réalisable il y a encore quelques mois. La température se rafraîchit et une légère brume apparaît sur la Sanctuary Stage. L'ambiance a changé et est devenue beaucoup pesante. Tout le monde se prépare pour l'arrivée de MARDUK. Les suédois nous ont littéralement détruit les cervicales durant près d'une heure avec leur black métal belliqueux qui fait la part belle aux derniers albums. L'animosité de la foule est réveillée et certain trop excité se lanceront dans un pogo… Le son étant au début trop faible, Mortuus quittera la scène afin de régler le problème et haranguera la foule jusqu'à la pousser dans ces derniers retranchement avec l'apothéose du concert : « Panzer Division ». A l'issue d'un concert des plus intenses, nous pouvons de nouveau affirmer que MARDUK, demeure l'un des meilleurs groupes du genre si ce n'est plus. 


MARDUK / Cr Cédric


Retour en grâce pour ceux qui ont été la tête d'affiche de la première édition du FOS en 2014. VENOM débarque donc une nouvelle fois pour botter des culs sur la Blackwaters Stage et de quelle manière! Un mur d'amplis combinant Orange et Marshall, des effets pyrotechniques, une heure et quart de temps de jeu et une set list ultra complète avec en début de concert des extrait de leur dernier album en date. Mais ce sont les classiques qui remportent la palme à l'applaudimètre avec « Warhead » et « Black Metal » en conclusion. Cronos est dans un premier temps énervé par des problèmes de son sur sa basse laissera ses compères faire le show. Mention spéciale à Danté qui nous prouve une fois de plus son niveau de jeu tout bonnement impressionnant. La foule est haranguée de plus belle lorsque réapparait le leader de la formation qui n'hésitera pas à titiller le Hellfest. Un grand moment dont le climax a été l'interprétation de « Countess Bathory » qui nous a fait gueuler tout ce que nous pouvons. VENOM démontre une fois de plus que son statut de tête d'affiche n'est pas le fruit du hasard. Nous ne restons que deux morceaux devant SEPTICFLESH et nous éloignons une fois « Communion » passé et croisons alors Ashmedi de MELECHESH avec qui nous nous entretiendrons avant de quitter de manière définitive le site du FOS 2017. 


Quel bilan pouvons-nous faire du Fall Of Summer 2017 ? Et bien, un bon bilan dans l'ensemble si l'on fait abstraction des problèmes météorologiques et des soucis sonores qui ont de temps à autre gâché des prestations. Nous pouvons même affirmer que le festival s'inscrit dans la durée et c'est amplement justifié pour deux raisons. Tout d'abord, la qualité du festival en lui-même qui se reflète à travers une organisation à la hauteur de l'événement tenue dans un lieu pour le moins atypique et surtout une affiche qui transpire de sincérité. Car le festival met en avant une partie de la scène métal loin du fourre-tout de tant d'autres. Enfin, la volonté de diversification de son affiche en y introduisant des groupes qui sortes des carcans du métal extrême tout en restant dans la droite ligne que s'est fixée le festival fait du Fall Of Summer un événement désormais incontournable. Et malgré une météo capricieuse, le vendredi, et un public plus éclectique que par le passé ; c'est avec plaisir que nous reviendrons en 2018 au Fall Of Summer qui n'a jamais aussi bien porté son nom que cette année. 


Fall Of Summer / Cr Cédric
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