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Interview Zeal & Ardor - Trans Musicales - 09 décembre 2017 - Rennes

Interview Zeal & Ardor - Trans Musicales - 09 décembre 2017 - Rennes

Propos recueillis par Pit Masteur – Interview réalisée le 09 décembre 2017 à Le Liberté à Rennes

Parmi toutes les sorties que nous avons eu le loisir d'écouter cette année, il y a eu de nombreuses surprises ; mais il en existe une qui truste notre top 3 personnel et de loin. Il s'agit de Devil is Fine, la deuxième réalisation de ZEAL & ARDOR. Difficile de passer à côté du phénomène désormais si nous en jugeons par la popularité croissante de ce groupe qui mélange allègrement black métal et work songs (chants des esclaves noirs américains). Ces derniers donneront notamment naissance au blues dans la première moitié du XXème siècle.Popularité croissante disions-nous, qui va même jusqu'à placer ZEAL & ARDOR comme tête d'affiche des 39èmes rencontres Trans Musicales de Rennes. L'occasion alors était trop belle et nous profitons de leur venue pour nous entretenir avec le chef d'orchestre de ce projet unique, Manuel Gagneux.

Après avoir longuement insisté, notre témérité finit par payer et le staff du festival nous accorde 10 minutes d'interview dont nous ne connaissons l'horaire que 30 minutes à l'avance étant donné le retard du groupe qui vient de Suisse et la demande d'autres confrères. Nous nous retrouvons donc à attendre dans le hall de la salle Le Liberté lorsqu'apparaît enfin notre homme. Svelte et tout de noir vêtu, c'est un individu à la chevelure hirsute, à la limite de la coupe afro, qui s'avance vers nous. Souriant, quoiqu'ayant l'air légèrement fatigué par un trajet de 8 heures en bus, il se présente après nous avoir salués. L'incertitude de la tenue de cet entretien débouchera au final sur une discussion très aléatoire d'une petite demi-heure des plus plaisantes. Au programme : musique, satanisme, religion, fous rires, une bonne dose de second degré et réflexion sur le black métal. 

Devil is Fine Tour 2017 / Cr : zealandardor.com

Mad Breizh : Aujourd'hui, tout le monde sait comment est né ZEAL & ARDOR donc je n'ai pas vraiment envie que de te questionner sur le site 4chan et les prémices du projet.

Manuel Gagneux : Cool ! (rire)

En effet, tu demandais aux internautes de te soumettre des genres musicaux très différents et tu devais par la suite composer un morceau en une demi-heure et c'est de là que l'on t'a soumis l'idée de mixer black métal et black musique / work songs ; mais quels défis as-tu à relever avant ?

Oui, c'est ça. Hum…quelque chose comme 50 chansons à peu près. L'une d'entre elle était un mélange de musique aléatoire et de twee pop. Une autre, c'était musique primitive et musique minimale. Une autre, c'était RnB et Djent. (rire) Beaucoup de choses idiotes.

Et où peut-on écouter ça aujourd'hui ? Djent et RnB, ça peut être marrant.

Je ne peux pas dire où on peut les trouver aujourd'hui. Les gens vont devoir chercher par eux-mêmes. Ça pourrait devenir un long jeu de piste plutôt amusant.

Dommage, bon on reprend cette interview en mode random. La première chose que je souhaitais te dire en fait, c'était merci. Car j'ai découvert Zeal & Ardor cette année et ce fut une réelle surprise. Une bonne surprise.

J'espère. (rire)

J'ai également pu te voir sur scène cet été en Belgique lors du Ieper Hard-Core Festival.

Ah ouais ! C'était carrément fun.

Vraiment ? Car j'étais presque choqué de vous voir sur scène juste avant TERROR et MADBALL. (rire) Et pourtant, vous avez attiré un bon nombre de festivaliers si je devais comparer avec la prestation de BORIS qui jouait moins d'une heure après vous. Même si je reconnais que c'est très différent de ce que vous faites.

Oui, c'est vrai.

Alors, comment as-tu ressenti votre passage là-bas ?

On était quand même un peu angoissé de jouer dans un festival dédié au hard-core car le public est plutôt physique. Tu sais, lorsqu'il n'y a pas de mosh part ça peut vite devenir ennuyeux pour eux. Et je me suis senti mal pour BORIS car j'adore leur musique et leur set était incroyable avec leur gros gong. Mais après je suis allé voir MADBALL et là j'ai vu le pit et tout donc je pense que c'est difficile d'inclure notre musique dans ce type de festival.

Et c'est là que les programmateurs ont montré qu'ils avaient du cran. En même temps, nous souhaitions vraiment vous voir ce week-end là et nous avons été agréablement surpris car le son était parfait. Ce qui n'est pas toujours le cas lors de festivals en plein air. D'ailleurs, peux-tu nous expliquer pourquoi tu utilises deux micros sur scène ? Un pour chanter et un pour le scream ?

Oui car lorsque je chante, le son est poussé pour être vraiment fort. Alors que pour le micro qui me sert pour le scream, le son n'est pas aussi fort avec la façon dont il est produit et il y a également beaucoup de réverb et d'autres éléments... « C'est tricher en fait ». (rire)

Ainsi donc tu parles français ?

Je comprends le français mais j'ai un tout petit, tout petit, peu de vocabulaire.

Menteur. (rire) Donc aujourd'hui encore, ça va encore être un bon concert ?

(m'interrompant) Je l'espère aussi.

Vous avez pas mal de set à votre actif désormais, certains sold-out. Tu es donc devenu en une année une véritable célébrité ?

(éclatant de rire) Je ne sais rien à propos de ça. Mais c'est juste pour le fun. Je suis vraiment sûr que nous nous sommes améliorés au fil du temps. C'est une bonne équipe maintenant.

Oui car au début tu étais en solo, tu as d'ailleurs enregistré le premier album tout seul et celui-ci part dans tous les sens, un peu comme tes influences. J'ai pu lire que pour l'enregistrement de Devil is Fine tu écoutais tous les jours le groupe allemand GOLEM et notamment leur réinterprétation du Sacre du Printemps (d'Igor Stravinsky). Es-tu fou ? C'est une chanson tellement oppressante.

Je sais. (rire) J'adore ce groupe.

En bref, tout ce que tu fais et aimes c'est tout sauf de la musique joyeuse ?

Je sais et je pense que, de manière ironique, c'est pour moi plus fun de créer ce genre de musique. C'est une sorte de libération. Tu sais, tu extériorises et tu n'es satisfait que lorsque tout est sorti. C'est la catharsis.

C'est ce qu'on pouvait ressentir avec l'album Zeal and Ardor mais Devil is Fine est plus abouti et se concentre davantage sur les deux aspects que tu souhaitais mélanger à la base. Il est donc vraiment différent et, à mon sens, meilleur.

Pour moi aussi. (rire)

Il faut dire aussi que je t'ai découvert avec un titre plus récent : Don't You Dare, qui n'est pas sur l'album. Donc, j'en déduis que tu disposes d'un certains nombre de compos que l'on retrouvera sur le prochain disque.

Exactement, il n'était pas encore écrit lors de l'enregistrement de Devil is Fine ; qui ne dure que 20 minutes. Mais si tu ne joues que 20 minutes lors d'un concert ; c'est que tu es un artiste de merde. (rire)

Comme tu l'as dit par le passé, 20 minutes est une durée qui permet de rester concentré sur l'album dans son intégralité. Mais bien que différents, ils sont tous les deux agréables à écouter et je te le redis ça a été une grosse surprise pour cette année 2017. Tes textes traitent en partie du satanisme mais d'autres sont plus légers comme les trois parties de Sacrilegium qui sont un mélange étrange, un mix de quoi ? D'où t'es venue cette idée ?

Ce sont des titres concepts. Sur l'une d'entre elle il y a l'intervalle du triton qui est cachée, accord qui a été considéré comme un sacrilège. Une autre est un appel d'un muezzin à la prière et si tu le changes ça peut faire penser à un bélier au début, ce qui est également un sacrilège. Et la dernière partie est un morceau composé uniquement au synthé qui est là un sacrilège sur un album de métal.

Pourquoi avoir choisi une voix rappelant un muezzin ?

(rire) J'aime ce son, c'est tout.

Ce n'est pas la réponse que j'espérais mais c'est une réponse quand même. (rire)On en revient une fois de plus à tes influences. En somme, tu prends le plus étrange de ce que tu peux trouver un peu partout ; tu le mixes à ta manière et ça devient pire encore pour notre plus grand bonheur.

Exact. (rire) Mais je dois te dire qu'il y a beaucoup de choses que j'ai testées avant et ça sonnait vraiment comme de la pure merde. Donc ce que vous avez là c'est un peu « la crème de la crème ». J'adore cette expression.

Devil is Fine, le morceau principal de l'album éponyme, est le seul qui soit doté d'un clip vidéo. Il reprend les tons des couleurs utilisées pour la pochette de l'album : vert et violet. Pourquoi ce choix en particulier ?

Car ce sont des couleurs qui sont complémentaires et opposées à la fois, un peu comme le black métal et la musique chantée par les esclaves afro-américains. C'est une fois de plus pour ajouter du contraste et puis j'aime l'esthétique que cela donne. Mais je voulais, à la base, absolument choisir des couleurs opposées.

Traduit textuellement, ZEAL & ARDOR (zèle et ardeur) m'a paru comme une passerelle entre la souffrance subie par les esclaves afro-américains ainsi que leur détermination et ta musique. Mais par la suite, j'ai pu lire que tu avais choisis ces termes pour leur connotation religieuse allant en opposition avec des paroles plus subversives. Ai-je fait une mauvaise interprétation ?

Ah non, pas du tout. C'est également quelque chose que j'ai essayé de faire.

Tu avais d'autres ébauches de noms en tête ?

Ah non, absolument pas. C'est un long cheminement qui m'a amené à choisir ce nom en particulier qui est toujours resté le même depuis le début du projet.

De quelle manière composes-tu pour ZEAL & ARDOR ? Les paroles viennent avec une ligne de chant ou bien c'est la musique qui amène le reste ?

Ce n'est jamais la même chose. Parfois ce sont les paroles qui me viennent en premières ; parfois ce sont des notes au piano, à la guitare ou encore une rythmique de batterie… En fait peu importe.

En parlant de composition, résides-tu toujours dans le même appartement ? Car j'ai pu lire que tes essais au chant dans ta cuisine avaient été assez dérangeants pour tes voisins.

Oui, je réside toujours le même appartement mais maintenant ce sont des amis qui habitent autour du mien donc c'est plus cool. (rire) Ça devait finir comme ça.

Ces sont d'ailleurs uniquement des amis qui t'accompagnent sur scène. Mais tu les connaissais tous lorsque tu leur as proposé de te rejoindre ?

Oui, ce ne sont que des amis qui jouent avec moi. Etant donné que nous avons beaucoup de temps à passer ensemble, c'est mieux ainsi. Si je ne les appréciais pas ça aurait pu mal tourner.

Et ça leur fait quoi de jouer dans ZEAL & ARDOR un peu partout en Europe et aux Etats-Unis ?

C'est marrant car la première fois que je leur ai demandé c'était pour assurer 4 concerts comme le Roadburn et ils m'ont répondu « Ouais, on le peut faire, aucun soucis. » et puis la liste a commencé à s'allonger encore et encore pour atteindre 50 concerts cette année. Désormais c'est comme une routine et nous passons plein de bons moments ensemble.

Une routine ? Pourtant 50 sets, ce n'est pas encore beaucoup bien qu'ils demeurent plutôt espacés dans le temps. Par exemple ce soir vous êtes venus de Suisse juste pour cette date mais vous n'étiez pas sur scène hier et ne le serez pas demain non plus.

C'est assez nouveau pour nous ; nous n'avons pas encore eu à le faire pendant une année complète. Nous sommes encore des bleus, amateurs dans un sens donc au final pour nous c'est quand même pas mal. (rire) Et en plus, nous partageons de supers moments entre potes.

Manuel Gagneux / Cr : Pit Masteur

Je dois dire que c'est quelque chose que vous partagez également avec le public en live. D'ailleurs il y a quelque chose qui m'avait amusé lorsque je vous avais vu la première fois c'était le contraste entre les deux vocalistes qui étaient en transe durant tout le concert alors que le guitariste et la bassiste étaient très concentrés et immobiles. (ce qui ne sera pas le cas ce soir)

Je sais. (rire) J'espère que ce sera comme ça soir. Mais, il n'y a pas de concept de ce côté-là ; ils sont juste eux-mêmes. (rire) Et j'adore ça.

Pour revenir sur les textes, je te sais intéressé par le satanisme LaVeyen, en particulier, qui n'est pas la branche majoritaire en Europe. D'où te vient cet intérêt ?

Je pense que ça a beaucoup à voir avec l'honnêteté. Anton LaVey avait vraiment envi de s'accomplir et il était honnête à propos de ce qu'il voulait. Il a toujours essayé d'atteindre son but de la manière la plus droite possible, celle qui lui correspondait le plus.

N'est-ce pas la même chose que ce que nous avons actuellement ? Une énième sorte d'église ?

Non car une église au sens où on l'entend correspond plus à une communauté agissant selon des codes et des lois alors que Satan est l'exact opposé. Tu n'as pas à obéir à des lois mais tu dois créer tes propres lois et ensuite les suivre. Ça pourrait donner une église géniale. (rire)

D'accord, pour revenir sur l'aspect musical, comment en es-tu arrivé à t'intéresser aux enregistrements d'Alan Lomax sur lesquels on peut ressentir l'inspiration dont tu t'es imprégné ?

En fait, c'est grâce à Google. (rire) Mes parents avaient un vieux stock de vinyles parmi lesquels il y avait ce genre de musique. Et puis j'ai essayé de retrouver ce type de sonorités sur internet, des trucs vraiment puissants qui sont désormais tombés dans le domaine public et que tout le monde peut écouter gratuitement.

Ton intérêt musical est donc né grâce à tes parents ? Ta mère étant chanteuse, il me semble ; cela t'a permis de t'ouvrir à tous types d'horizons musicaux ?

Peut-être… En fait, je ne sais pas. J'aime la musique et je me fiche de savoir d'où ça vient. (rire) Quand j'étais ado, je détestais la musique que mes parents écoutaient. Donc j'écoutais des trucs vraiment étranges pour les ennuyer et peut-être que ça vient de cette période où j'écoutais NECROPHAGOUS, CANNIBAL CORPSE et ce genre de musique.

Justement, que pensent tes parents de ZEAL & ARDOR ?

J'ai l'impression qu'ils apprécient ce que je fais mais je ne sais pas ce qu'ils se disent lorsque je ne suis pas là. (rire) Mais je pense qu'ils aiment bien.

Question épineuse maintenant, certains te qualifient d'hipster du black métal car tu ne viens pas de la scène, que tu ne fais que surfer sur une tendance… Quelle est ta réaction face à ce genre de propos ?

Je ne sais pas. S'il n'aime pas, il n'aime pas. Mais j'ai déjà joué dans des groupes de black par le passé et j'en écoute depuis le début de mon adolescence. Je sais que ce n'est pas du true black et je ne vais pas dire que ça en est. J'imagine que…ok, je m'en fous. (rire)

Penses-tu réellement que le black métal est un mouvement renfermé sur lui-même qui s'impose des codes et des limites à ne pas transgresser ? Pourtant, tu es l'exemple même que c'est un courant musical très hétéroclite qui expérimente et change avec le temps. SAMAEL a totalement modifié son style musical en partant du black, ils sont suisses d'ailleurs.

Le fait est que le black métal ne peut pas rester le même car par définition c'est un « big fuck you » au métal commercial. Donc s'il y a des règles ; c'est qu'il y a une structure que tu dois détruire pour faire du black métal au sens philosophique du terme. C'est mon point de vue.

Donc tu es plutôt d'accord avec le unblack ?

Je pense que oui ; après je m'en fiche car je peux l'appeler comme je le veux mais si ce n'est pas du black pour une personne, ce ne sera jamais du black pour cette personne.

Je voulais parler du mouvement unblack, le black métal chrétien.

Ah merde...

Les origines du black, que ce soit au Brésil ou en Norvège, correspondaient à un cri de révolte contre la religion chrétienne. Aujourd'hui, n'est-ce pas plus extrême que de faire ce que l'on veut y compris en prenant ce mouvement à contresens ?

Je ne sais pas. Après, ce ne sont que des histoires d'opinion. Et je ne me préoccupe pas vraiment de ça mais plutôt de ce que je pense et je sais désormais que mes idées ne sont pas les plus merdiques. (rire)

Pour rester sur le domaine de la religion, ZEAL & ARDOR part du postulat qu'on a inculqué le christianisme de force aux esclaves noirs américains et tu imagines ce qu'aurait été leur révolte si elle avait été la même que celle du mouvement black métal originel. Quel est ton point de vue sur le christianisme ?

Je ne suis pas fan de la religion chrétienne. Tellement de personnes ont été tuées à cause de ça. Ce n'est pas un bon model.

Tu parles du dogme religieux et de la manière dont certains usent et abusent de la foi des autres en les manipulant un peu comme des marionnettes ?

Tout à fait mais ce qui est à mon sens le pire dans la religion chrétienne c'est qu'elle est vraiment malhonnête. Car les gens agissent de manière à ce que leur geste soit bon dans le but de se retrouver au paradis et non juste faire le bien pour faire le bien. C'est plus par intérêt que par sincérité donc vraiment égoïste et je ne suis pas d'accord avec ça. 

Artwor Devil is Fine / Cr : zealandardor.bandcamp.com

Changeons de sujet, quel sera l'avenir de BIRDMASK, ton précédent projet pour lequel tu as utilisé des éléments pour ZEAL & ARDOR ?

Je compose toujours pour BIRDMASK mais je ne suis pas trop sûr de la suite. Il y a de la matière mais…on verra. Oui, j'ai récupéré quelques petits éléments au début mais pas trop et je les ai un peu modifié. J'aimais bien certains trucs qui me semblaient similaires donc je les ai pris.

Aujourd'hui, vis-tu de ta musique ?

Oui, depuis 7 mois. Et oui, c'est vraiment nouveau et c'est génial, irréel même.

Mais quel genre de travail pouvait bien avoir un hipster qui se la joue black métal ?

J'imagine que la réponse classique serait de bosser dans un café ou truc dans le genre. (rire) En fait, je bossais dans des studios et je mixais pour les autres et tout plein de trucs dans le genre.

Aujourd'hui tu te consacres donc pleinement à ZEAL & ARDOR. Quel sera la prochaine étape ?

Un futur album dans un premier temps étant donné qu'il y a de la matière. Les compos sont écrites et prêtes à être enregistrées en janvier. Donc j'espère que nous pourrons le sortir aux environs de l'été prochain.

2 albums en 2 ans c'est relativement court, preuve qu'il y a du contenu.

Je ne vois pas l'intérêt d'attendre davantage étant donné que tout est prêt. Et si j'aime le résultat, c'est la seule critique dont j'ai besoin. (rire)

Tu enregistreras toutes les pistes en solitaire ou bien tu feras appel à tes musiciens ?

Je n'enregistrerai pas les parties de batterie car je suis vraiment mauvais pour ça ; mais oui, je m'occuperai de tout le reste.

Bon et bien je pense qu'on a fait le tour, merci à toi. On se revoit dans quelques heures ? Je suis sûr que ce sera un excellent set.

Merci « sweet man », c'était cool. Mais non, ce sera vraiment de la merde. (rire) Non, ça va être fun. Alors comme ça c'est dans ce festival que NIRVANA a fait sa première scène française…

Nous finissons de discuter avec Manuel quelques instants puis le laissons partir et nous en faisons de même car nous avons désormais un concert à ne pas manquer. Si vous souhaitez en savoir plus sur ce groupe atypique, nous vous invitons à visionner la l'émission de Tracks d'Arte qui leur consacre 10 minutes.

https://www.zealandardor.com/

https://zealandardor.bandcamp.com/

https://www.youtube.com/channel/UCPg_FoJeD3drwPeS6xjD9FA

https://www.youtube.com/watch?v=UclDbktQc5k

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