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Rainbow - Une légende ne meurt jamais

​Rainbow, c'est le Côté Obscur de Ritchie Blackmore, où il fit à la fois démontration du meilleur de son talent, mais aussi de son implacable exigence, qui fit et défit les line-up. Line-ups où de grands noms se sont succédé (Ronnie James Dio, Cozy Powell, Don Airey, Bobby Rondinelli, Roger Glover, ... ), où Blackmore a fait parler la poudre. Pour une raison méconnue, Rainbow est moins connu en France que ne l'est Deep Purple, et reste un choix de connaisseurs. Resteindre Blackmore à Machine Head et Made In Japan et occulter le reste serait une grave erreur, même si sa carrière restera à jamais marquée par Deep Purple, il a maintenant passé plus de temps et enregistré plus d'albums avec Rainbow et Blackmore's Night. La période Dio-Powell contient des bijoux, que ce soit des pépites heavy comme Kill The King, des balades sublimes telle Catch The Rainbow ou des inclassables comme Stargazer. Le départ de Dio pour Black Sabbath, puis celui de Cozy Powell furent une catastrophe. Ringardisé avec sa sonorité AOR, au point de servir de comparatif pour un des albums les moins populaires de Deep Purple, Slaves and Masters, Rainbow semblait être condamné à être vu au passé, depuis sa mise en hibernation depuis 1997. Le dernier projet était à l'initiative de Cozy Powell (NdlA : le dernier groupe dont Cozy Powell estime avoir été membre) qui voulait lui redonner ses lettres de noblesse, avec Blackmore, Dio et Jimmy Bain début 1988, mais sa mort accidentelle mit fin au projet, qui aurait été sensationnel au vu du passé musical de chacun. Rainbow ne serait donc voué qu'à meubler les pauses de Blackmore entre Purple et Blackmore's Night?

A la manière d'un vieux volcan se réveillant après un trop long sommeil, et dont les tremblements et grondements s'intensifient, des indices de retour étaient parsemés ça et là. Des riffs ciselés comme à la grande époque, des soli inspirés apparaissent ça et là dans les derniers albums de Blackmore's Night. Ainsi que des reprises de Rainbow, de l'âge d'or (période avec Dio et Powell), voire de Deep Purple. Les parties électriques des concerts ne laissaient plus de place au doute : on ne peut lutter définitivement contre sa nature. Et comme il fallait s'y attendre, Ritchie Blackmore, à 70 ans bien sonnés en 2015, a surpris tout le monde en reformant Rainbow, pour la cinquième fois. Peut-être aussi un pied de nez au Rock'n'Roll Hall of Fame qui n'a pas cru bon de l'inviter à la cérémonie consacrée à Deep Purple, dont il fut le fondateur avec Jon Lord. Beaucoup s'attendaient à voir des anciens comme Joe Lynn Turner, Bobby Rondinelli (qui avaient repris le flambeau avec Over the Rainbow, mené par l'aîné de Blackmore, son premier fils Jürgen, excellent quitariste à découvrir) ou d'autres musiciens ayant déjà joué avec The Man In Black. Une constante dans Rainbow est que les musiciens ne reviennent pas. Le regretté Jimmy Bain déclarait que la maison de retraite de Rainbow comptait 300 chambres. A ce sujet, Roger Glover disait de l'implacable exigence de Ritchie Blackmore qu'il voulait des personnes investies et professionnelles. Le line-up est une excellente surprise : Blackmore a emmené de son périple médiéval Bob Nouveau (basse) et David Keith (batterie), recruté Jens Johansson (Stratovarius, Malmsteen) aux claviers et Ronnie Romero (Lords of Black) au chant. On retrouve Candice Night aux choeurs. Exit Joe Lynn Turner qui se voyait reprendre du service, exit la période AOR, la part belle est donnée à l'âge d'or.

A la première écoute, on a l'impression d'ouvrir un coffre dans le grenier et de retrouver avec émotion un objet qu'on a aimé et qu'on croyait perdu pour toujours.Le répertoire de ce Rainbow nouvelle génération reprend essentiellement les classiques de Rainbow, profitant des prouesses vocales de Ronnie Romero, seul chanteur à pouvoir reprendre à la perfection les morceaux du regretté Dio. Aucun autre chanteur ayant partagé la scène avec Blackmore ne pourrait rivaliser en termes de charisme, de présence scénique et de prouesses vocales comme le fait Ronnie Romero (NdlA : ce qui m'a permis de découvrir la pépite Lords Of Black). On retrouve aussi des classiques de Deep Purple, au grand dam de certains puristes voyant une hérésie dans ces digressions. Même à l'époque de Dio, des morceaux de Purple étaient repris, notamment Mistreated, à laquelle Dio avait donné une émotion comme lui seul savait le faire.. Jens Johansson a adopté une sonorité et des phrasés dignes de Jon Lord, à tel point que les reprises de Purple sont de véritables hommages - Blackmore fut très affecté par la disparition de son vieil ami. La présence d'un vénérable orgue Hammond branché dans un Marshall n'est pas étrangère à ces sonorités familières. On ressent le plaisir chez chacun de reprendre ces thèmes classiques, repris de manière impeccable, même si les 72 ans de Ritchie Blackmore se ressentent : le tempo est plus modéré sur certains morceaux, le maestro fut opéré des doigts en 2016, mais n'a rien perdu de sa sonorité et de son toucher légendaires. Mais de voir le maestro heureux sur scène n'a pas de prix. Le jeu de guitare de Blackmore est parfait, fluide, on sent plus que jamais l'héritage classique de son jeu. C'est un Rainbow apaisé, sans querelle, mais toujours mû par la quête de perfection. Jamais formation de Rainbow depuis celle de Rising n'aura été proche du Graal.

Un album est en préparation, 21 ans après Stranger in us all. Si cet opus de Rainbow est à la hauteur des live, cela risque d'être une excellente surprise...

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