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THE PLEDGE - Interview

THE PLEDGE - Interview

A l'heure d'aujourd'hui, et ce n'est un secret pour personne, nous sommes inondés de contenu audiovisuel et musical. Il est alors difficile de pouvoir découvrir, faute de recherches approfondies, la perle rare ; cette petite pépite difforme qui ravira tout amateur de contenu pour le moins conventionnel. Il existe pourtant des formations qui sortent de l'ordinaire de par bien des raisons et c'est le cas ici même de THE PLEDGE. Suite à la publication d'un nouvel épisode de leur projet musical (illustré par une série de vidéos), nous avions quelques questions à poser à deux des protagonistes actuels du groupe nantais. Ils se sont donc prêtés au jeu de manière séparée et voici le compte rendu de ces échanges.



Tout d'abord, pouvez-vous nous expliquer d'où est né le projet, quelle est la genèse de THE PLEDGE ?

Pete : THE PLEDGE est né de la rupture de mon précédent groupe TOSHES dans lequel je faisais de la batterie et où Max était à la guitare. En fait, la traduction de THE PLEDGE est « La promesse ». C'est notre ancien manager Danton Smiley qui avait trouvé le nom qui faisait alors parti des titres de notre dernier album enregistré avec TOSHES. Il y a quelque mois, j'ai repris la main sur le projet parce que je savais qu'il y avait un gros potentiel. Max, lui, est resté sur Lorient après avoir remarqué qu'il n'avait plus beaucoup de temps à consacrer au projet.


Comment travaillez-vous en termes de composition ? Est-ce un travail collectif qui suit l'idée de l'un d'entre vous ou l'un d'entre vous, justement, impose sa ligne directrice aux autres ?

P : Les étapes sont diverses. Avant c'était beaucoup en salle de répétition, maintenant nous travaillons en home studio dans mon appartement de manière à composer de façon plus contemporaine, je dirais. La répétition en salle valorise le côté composition rock, celle en appartement permet de développer plus de détails dans la composition en elle même. Après le reste c'est de la magie (sourire).

Théo : En termes de composition cela dépend de la musique. Le plus important est que chacun donne des idées. Il n'y a pas de « leader compositeur ». On aime bien se mettre en acoustique pour composer et ainsi avoir la base de notre musique sans effet. Ensuite le son avec effet nous le travaillons chez nous, ou alors nous faisons des répètes juste consacrées à celui-ci. Il peut nous arriver d'avoir une répète sans toucher à nos instruments et juste de parler composition (où l'amener, parler des intentions, de la rythmique, des effets…).


A l'écoute de vos morceaux, de nombreuses influences reviennent, pouvez-vous les mettre en lumière afin que nous puissions y voir plus clair ?

P : Nos influences sont différentes pour chacun d'entre nous, mais perso j'aime énormément THE GARDEN, OASIS, DEPECHE MODE, MARILYN MANSON, THE WHITE STRIPES


Pour rester dans le même domaine, qui écrit les textes de THE PLEDGE et quelle est la portée de ceux-ci ?

P : Parfois le vent, parfois le temps, parfois la drogue (rire). Sérieusement, j'écris ce qui me touche dans ce que je vois dans la rue, dans ma vie, dans vos vies, dans nos vies, dans les films et notamment une prochaine chanson composée après avoir vu le film « Marsha P. Johnson ». Et je pense que les fans du groupe vont être très surpris.


Au final, THE PLEDGE n'est-il pas, pour faire simple, un nouveau groupe de rock alternatif français ultra accessible ?

P : Je pense que le style du groupe n'est pas aussi simple à définir. Chaque chanson a son style... Le rock alternatif permet de mieux mettre un nom sur un style de rock difficile à classer dans une catégorie. Je définis parfois pour me marrer le style en l'appelant « Plundge ».

T : L'idée d'un groupe accessible est là mais nous ne voulons pas ressembler à un groupe en particulier. Toucher le plus de personnes possible tout en faisant ce que nous aimons et ne pas rentrer dans de la musique « commerciale » ; c'est ce que nous voulons. Faire de la bonne musique (après chacun ses goûts bien sur). Le fait que nous fassions une série musicale sur internet nous permet de travailler aussi avec l'image. Il y a une réflexion sur le visuel dans nos musiques grâce à la vidéo. Composer sur une vidéo et non l'inverse, c'est très intéressant de composer dans cet ordre et de passer du visuel au sonore.


THE PLEDGE qui n'a pour l'instant pas encore fait de dates est donc un projet artistique complet puisqu'il mélange musique et 7ème art étant donné que chacun de vos morceau est illustré d'une vidéo. Que raconte l'histoire de THE PLEDGE telle qu'elle l'est aujourd'hui ?

P : Et si, THE PLEDGE a réalisé trois dates de concert au tout début du groupe. Nous voulions voir l'étendue de notre travail et la proximité avec le public. Nous avons été très attendus après ces 3 concerts et au vu du départ de Max, il fallait reprendre la série en main et en faire quelque chose d'encore plus fou avec la team THE PLEDGE (équipe composée d'amis proches). Nous avons donc sorti l'épisode 3 en mai dernier et « Reasonable Rent », l'épisode 4, en octobre. La principale force du groupe, c'est le monde qui l'entoure. Pas seulement les artistes mais aussi les bénévoles qui aident le groupe à avancer toujours plus loin.


« Reasonable Rent », le dernier épisode en date, a été mis en ligne il y a quatre semaines désormais et il compte plus de 86 000 vues. Un record pour THE PLEDGE que vous escomptiez ?

P : Très surprenant, nous ne pensions pas faire autant cette fois ci. Ce n'est que le numéro 4 et la surprise est déjà au rendez-vous. Quelques personnes nous disent que les 100 000 vues seraient dépassées à la fin du mois, vous y croyez vous ? Je suis très content que le concept plaise aux gens mais nous avons encore pas mal de boulot. « Ne jamais rien lâcher, allez jusqu'au bout ! », telle est la devise ici. Nous sommes déjà en train de bosser ça en ce moment.

T : Nous sommes ravis de voir que notre projet fonctionne. Il y a de plus en plus de monde touché par celui-ci. Ce « record », bien sur, nous fait plaisir ; cela nous encourage à continuer et faire de notre mieux pour les prochaines vidéos. Quant à ces 86 000 vues, nous avions un objectif : dépasser « We Were Made For » et nous avons réussi, c'est cool ! Mais il ne faut pas qu'on s'arrête là. On continue, toujours motivé et la tête sur les épaules ! 


Cette compo, en plus d'être encore un cran au dessus de « We Were Made For » d'un point de vue cinématographique, y est également plus aboutie, plus intense (c'est un point de vue totalement personnel) où des riffs typés métal industriel précèdent un refrain vraiment prenant. Quel est votre ressenti par rapport à ce morceau ?

P : Juste après le départ de Max, un certain Paul est venu me contacter pour que je joue de la batterie dans son groupe BLUE BIRD PROJECT. Il voulait que je les aide à lancer le groupe en enregistrant un EP avec eux, qui sera bientôt en ligne. Du coup j'en ai profité pour demander à Paul de venir jouer sur « Reasonable Rent », ce qu'il a accepté et je le remercie beaucoup pour son aide sur ce titre. Je pense que parfois les rencontres peuvent amener de la magie et de sacrées surprises auditives.

T : Ce morceau permet au groupe de rentrer dans un autre style de musique tout en restant « écoutable » pour ceux qui seraient sensibles au métal.


Pour revenir sur l'épisode 3, « We Were Made For » est-il une critique du système éducatif que doivent subir nos chères petites têtes blondes ?

P : J'aime bien critiquer la société de façon subtile dans chacune de mes vidéos. C'est très facile de la critiquer ; par contre ce qui l'est beaucoup moins c'est de l'amener à une situation cohérente avec l'atmosphère du scénario de THE PLEDGE. Faire que les gens décrochent du monde réel en débloquant le fait que « oui » notre société à besoin de changer tous les jours, tout en gardant ses roues motrices. Aujourd'hui, les études sont un grand questionnement pour les parents, les jeunes. Alors que va-t'il se passer ? Et bah on verra bien dans le prochain épisode.


Le rôle d'un personnage n'est pas très clair dans le clip de « Reasonable Rent », celui de la femme interrompu au cours de sa méditation au bord de l'eau et qui doit répondre au téléphone. Qui est-elle ?

P : Elle va dévoiler son identité dans les prochains épisodes du groupe très prochainement. Pour vous éclairer, c'est une femme dominatrice et de pouvoir.

T : La « femme qui médite » est en fait la boss des méchants, c'est ce qu'il faut retenir dans ce clip. Dans les prochains clips, on en apprendra plus sur elle et son histoire.


Concernant vos clips justement, vous avez fait appel à un réalisateur pour tourner les deux derniers ; comment se passent les tournages ?

P : Le réalisateur de « We Were Made For » est Simon Guyomard qui a beaucoup apprécié la musique et a accepté de m'aider à mettre le scénario en vidéo. Niveau tournage, une super expérience avec des jeunes fous très motivés et une aide précieuse d'Eric Morvant , CPE du lycée, pour avoir les lieux de tournage. Les réalisateurs David Leroyer et Martin Delbeke pour « Reasonable Rent » avec lequel l'expérience a pris plus de 3 mois afin d'avoir les lieux sur Nantes, le jardin japonais notamment. Les acteurs étaient à la hauteur, les figurants aussi. Nous sommes très fiers d'avoir passé des moments incroyables ensemble durant les tournages. En sachant que le dernier a fini à 7 heure du matin, on était très fatigués mais tous(tes) content(es) d'avoir pu réaliser ce rêve pour vous aujourd'hui et de vous le présenter sur Youtube .

T : Pour ma part c'était la première fois que je faisais un tournage (celui de « Reasonable Rent »). Beaucoup de figurants, deux vidéastes, un gros boulot de mise en scène ainsi que l'installation lumière, tout ça dans une bonne ambiance ! Du partage, des belles rencontres et cela possible grâce à une bonne organisation. En tout cas j'ai passé un très bon moment, vivement le prochain tournage !


Quelle va être la suite de « Reasonable Rent », dont le tournage approche à grands pas ? L'histoire est déjà toute tracée ou vous composez au fur et à mesure avec l'envie créative ?

P : On a la trame principale de l'histoire. Pour mieux comprendre toute l'histoire, je vous conseille de regarder la playlist Youtube du groupe qui permet aux gens de suivre du début jusqu'à la fin. En fonction de la chanson, on arrange le scénario de la vidéo. Il faut que le tout soit harmonieux et que les gens se prennent une claque encore plus puissante à chaque épisode.

T : Nous avons un fil rouge. Mais bien sur, avec les retours que nous avons sur la série notre réflexion ne cesse d'évoluer et provoque des changements. Et cela n'a rien de négatif justement, nous pouvons nous remettre en question et réfléchir d'autant plus sur la suite de la série. Nous pouvons partir sur une idée et au bout d'une semaine se dire que non ce n'est pas cohérent. D'ailleurs souvent nous nous retrouvons avec le groupe juste pour parler des futurs tournages, des scénarii, etc…


L'épisode 1 date de décembre 2015 et l'épisode 4 d'octobre 2017, que c'est-il passé entre temps ?

P : Un clip de THE PLEDGE demande beaucoup de temps, environ 4 mois pour la création et la mise en place, et pas mal d'argent. Nous nous en tirons bien, mais sachez que nous sommes à peu près à 3 chansons par an. La patience est une denrée rare dans ce monde actuel. Mais pour faire quelque chose de qualité il faut prendre le temps de bien faire les choses, et de ne pas se précipiter. Après tout dépend le budget qu'on a. Nous ne roulons pas sur l'or et nous avançons à notre rythme pour nous permettre de pouvoir toujours vous proposer quelque chose qui vous fasse décoller de votre canapé, sans avoir besoin de prendre un trip ou autre chose si tu vois ce que je veux dire.


Un de vos titres est des plus intrigants étant donné qu'il est entièrement joué de manière acoustique en plus d'être chanté en français. D'où la question : qu'est ce que « Plan B », une compo qui tranche avec ce que vous proposez majoritairement avec THE PLEDGE ?

P : « Plan B » porte bien son nom. Les deux fois où nous l'avons joué sur scène, il y avait toujours un petit groupe de filles qui chantait les paroles devant. La chanson a été produite avant même que le groupe existe. Le clip de la chanson est un peu à part, il montre ce que peuvent penser les personnes plongées dans un coma artificiel : une sorte de folie démesurée. Je suis désolé si nous avons heurté l'âme de certains(es) ayant regardé ce clip.


Ce qui ressort de manière générale comme sensation du projet THE PLEDGE, vous m'arrêtez si je me trompe, mais c'est un sentiment de liberté totale, d'un affranchissement des limites que nous impose la vie. Tout est possible, dire ce que l'on veut, créer, s'exprimer de n'importe quelle manière. THE PLEDGE, finalement, ce ne serait pas tout bonnement « être » (soi-même).

P : Je suis très touché par ce que tu viens de dire. La vie nous permet de réaliser toutes sortes de choses ; qu'elles soient modestes, ambitieuses, que ce soit des rêves, des envies, des fantasmes, des désirs, et pourquoi simplement au singulier ?! La liberté est compliquée à définir dans ce pays. Mais j'estime qu'il y a toujours des possibilités d'arriver à ses fins, si on est vraiment motivé et qu'on à la niaque !


Afin de conclure cette entrevue, nous vous invitons à découvrir leur travail avec le titre « Reasonable Rent ». Une musique vraiment accrocheuse avec une montée vers un climax qui s'avère être un refrain aux touches atmosphériques qui a tendance à rester implanter dans notre tête. C'est ça THE PLEDGE, la rupture de ton dans la continuité d'un morceau. Nous tenons à vous rappeler également que c'est aussi l'un des titres des excellents (et ex désormais) TOSHES.

Bon visionnage.


https://www.facebook.com/Thepledgemusicband

https://www.instagram.com/thepledgeepisode

https://www.youtube.com/thepledgemusic


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