Colors-II

Comme bon nombre de groupes ces deux dernières années, BTBAM s'est vu contraint la tournée anniversaire devant célébrer les 20 ans de carrière du groupe.

Qu'à celà ne tienne, la réaction à ces déconvenues associée à un besoin de créer face à la désolation est un album exutoire. C'est ainsi que naît Colors II.

Cette chronique arrive un peu plus d'un mois après la sortie de l'album car, pour sûr, il en faut du temps pour digérer les compositions du groupe !

Brutalité, théâtralité, variation de rythme, de mélodie… BTBAM nous fait voyager au cœur même de la schizophrénie musicale pendant près d'1h20.

Une fois dépassé l'effet brouillon que peut procurer ce genre d'album, on peut se laisser glisser dans une ôde à la diversité menée d'une main de maître pour les 5 membres du groupe à la technique irréprochable.

Le 1er single de cet opus, "Fix the Error" a ouvert le bal avec des invités de marque, les batteurs Mike Portnoy, Navene Koderweis et Ken Schalk, venus ajouter leurs Soli à la prestation du batteur du groupe, Blake Richardson.

Une belle entrée en la matière !

La schizophrénie évoquée plus haut prend tout son sens sur des morceaux tels que "The future is behind" ou, parmi les morceaux les plus longs, notamment "Revolution is Limbo" ou "Human is Hell - Another one with Love", respectivement 9 et 15 minutes.

On chaloupe, on prend de la brutalité en pleine face, en passant par de belles et mélancoliques mélodies de piano. On ne sait jamais où l'on va avec BTBAM et perso, je me laisse embarquer avec délectation !

Le titre "Double Helix of Extinction" nous offre une brutalité sans concession, n'étant pas sans rappeler les perles musicales de l'album Alaska.

Bref, plutôt que de continuer à vous décrire l'indescriptible, je vous conseille d'aller jeter vos oreilles et vos cœurs dans cet album digne des plus grands du style et de vous laisser embarquer en terres inconnues !

Sayo